Le PERin, ou Plan d’Épargne Retraite Individuel, peut permettre de préparer un complément de retraite tout en bénéficiant d’une déduction des versements volontaires dans certaines limites. Mais son intérêt réel ne se résume pas à l’économie d’impôt immédiate.
1. Le bon ordre : retraite d’abord, PERin ensuite
Avant d’ouvrir ou d’alimenter un PERin, il faut commencer par vérifier les droits retraite déjà acquis. Un audit retraite permet d’identifier la date de départ possible, la durée d’assurance, les régimes cotisés, la pension estimée et le taux de remplacement.
Sans cette étape, le versement sur un PER peut être mal calibré : trop faible pour combler l’écart de revenus, trop élevé au regard de la trésorerie, ou fiscalement moins pertinent que prévu.
2. Ce qu’un audit retraite permet de vérifier
- les trimestres validés et les éventuelles périodes manquantes ;
- les régimes de retraite concernés : régime général, SSI, CIPAV, AGIRC-ARRCO, professions libérales ;
- l’âge légal de départ et la date du taux plein ;
- la pension brute et nette estimée ;
- l’impact d’un départ différé ;
- le besoin éventuel de complément retraite ;
- la cohérence d’un versement PERin de 100 €, 200 € ou 300 € par mois.
3. Pourquoi l’économie d’impôt ne suffit pas
Le PERin peut réduire le revenu imposable lorsque les versements sont déductibles. Mais cette déduction a une contrepartie : la fiscalité à la sortie doit être anticipée, que la sortie se fasse en capital, en rente ou sous une forme mixte.
Un versement intéressant aujourd’hui peut être moins optimal si la fiscalité future, le besoin de liquidité ou l’horizon de retraite ne sont pas cohérents. La vraie question n’est donc pas seulement “combien puis-je déduire ?”, mais “est-ce que ce versement améliore réellement ma stratégie retraite ?”.
4. L’écart de revenus : le vrai déclencheur
L’audit retraite permet de comparer le revenu actuel et la pension future estimée. C’est souvent cet écart de revenus qui justifie la mise en place d’une épargne retraite.
Par exemple, si un indépendant estime qu’il perdra 800 € à 1 200 € de revenus mensuels à la retraite, un PERin peut être étudié comme un outil de compensation progressive. Mais le montant du versement doit rester compatible avec la trésorerie et la fiscalité du foyer.
5. TNS, salarié, dirigeant : qui doit faire l’audit ?
L’audit retraite est particulièrement utile pour les TNS, dirigeants, professions libérales et salariés ayant eu plusieurs statuts au cours de leur carrière. Les carrières mixtes sont fréquentes : salarié, chômage, indépendant, gérant, président de SAS, profession libérale ou commerçant.
Ces parcours peuvent générer des incompréhensions, des trous de carrière ou des projections difficiles à lire. Avant de verser sur un PERin, il faut donc savoir ce que les régimes obligatoires devraient déjà verser.
6. Le rôle du courtier-conseil
Le rôle du courtier n’est pas de vendre un PERin à tout prix. Il consiste à vérifier si le PER individuel est cohérent avec votre âge, votre horizon retraite, votre fiscalité, votre plafond disponible, votre besoin de revenus futurs et votre profil de risque.
Chez L’Annexe Protection Sociale, l’audit retraite sert de base à la recommandation. Si le PERin est pertinent, il peut ensuite être comparé selon les frais, les supports, la gestion pilotée, les options de sortie et la qualité du contrat.
7. Les offres d’audit retraite
Audit essentiel
300 € HT
360 € TTC
Reconstitution de carrière, trimestres, âge de départ, pension estimée et points d’attention.
Audit + PERin
490 € HT
588 € TTC
Audit retraite + simulation de versements PERin, analyse fiscale et recommandation de stratégie.
8. Conclusion : ne versez pas à l’aveugle
Un PERin peut être un excellent outil de préparation retraite et d’optimisation fiscale. Mais il doit être décidé à partir de chiffres : droits acquis, pension estimée, taux de remplacement, horizon de départ et fiscalité à la sortie.
Le bon réflexe est donc simple : faire l’audit retraite d’abord, puis décider du PERin ensuite.